Audi Track Day, Jour de fête

Proposer à la vente des modèles sportifs, c’est bien, mais inviter ses clients à les essayer sur circuit, c’est encore bien mieux ! Telle est la vocation des « Audi Tracks Days », une opération mêlant passion et rigueur, toujours très appréciée du grand public…

Par Thomas Riaud, photos Thomas Riaud et DR

En plus de 12 ans d’existence d’Avus (déjà !), j’ai eu l’opportunité d’essayer à peu près toutes les Audi, anciennes et modernes, y compris les plus sportives, dont les dernières et très exclusives signées « RS ». Une chance bien sûr justifiée pour des besoins professionnels, que n’a hélas pas « Monsieur tout le Monde ». Sauf s’il est déjà client d’une Audi S ou RS, ou en voie d’en acheter une, et de se faire inviter à ce titre par son concessionnaire pour participer à un « Audi Track Day », comprenez par-là une « journée Audi sur circuit » en bon français. Pour voir comment se déroulait une de ces journées, nous sommes allés participer à la cession organisée à Nogaro, un prestigieux circuit qui sert régulièrement à Audi en alternance avec d’autres sites idéalement placés dans toute la France, dont ceux du Paul-Ricard (Castellet), la Ferté-Gaucher, Dijon ou Le Mans.

C’est bien connu : le monde  appartient à ceux qui se lèvent tôt ! L’arrivée se fait donc au petit matin, sur les coups de 8 heures, pour attaquer un programme bien chargé. Dès l’entrée du circuit, on est pris en charge par le personnel d’Oreca, un partenaire historique d’Audi en France, qui s’occupait déjà à l’époque des regrettées « Audi Endurance Expérience », des épreuves disputées sur les premières A1, puis A3 de troisième génération. Autant dire un partenaire de premier choix qui a fait largement ses preuves, et c’est Cécile, en charge des opérations « Audi Driving Experience » qui me fait le plaisir de m’accueillir. Après un rapide café avalé, elle me présente une partie de son staff, une solide équipe constituée de pas moins de 25 personnes, parfaitement rôdée ! « C’est à ce prix que tout se déroule bien, de façon fluide, pour nos clients, leur satisfaction étant essentielle ».

Lorsqu’elle dit de « façon fluide », elle devrait même préciser de « façon express », car après un petit déjeuner et un briefing – indispensable pour prendre connaissance des règles drastiques de sécurité – la cinquantaine de participants se voit attribuer un badge, puis est répartie en plusieurs groupes, ce qui va déterminer l’ordre de passage pour essayer les voitures disponibles. Un plateau constitué évidemment de nouveautés Audi, avec la dernière RS3 Sportback et berline, en version « civile », mais aussi la déclinaison LMS réservée à la compétition, pour s’initier au pilotage d’une authentique voiture de course ! En outre, Oreca avait fait venir quelques autres « jouets » pour adultes,  fort sympathiques, de grands classiques comme des RS6, mais également des R8 V10 Performance et même des e-tron GT RS, histoire de prouver qu’une électrique sait aussi mettre les watt  et tenir son rang sur un circuit.

Des élèves attentifs !

Au début, personne ne se connaît, mais la passion aidant, les langues se délient et chacun fait progressivement connaissance dans les paddocks, entre deux cessions. Et la présence du champion du monde de ski Adrien Theoux, ambassadeur Audi, aide à parler vitesse et trajectoires. Le staff d’Oreca est aux petits soins pour chacun d’entre nous, mais l’organisation est millimétrée, quasi « militaire », et il faut respecter un timing parfaitement huilé… mais serré ! Après distribution de véritables combinaisons et de casques de pilote, chacun est enfin prêt à découvrir le tracé tortueux et technique du circuit de Nogaro, long de 3,63 km. Mais cela se fait d’abord à petite allure en Combi Volkswagen, un pilote-instructeur du team Oreca montrant en temps réel sur le tracé les zones de freinage, les points de corde et autres réjouissances techniques, indispensables pour exploiter au mieux – et en sécurité – sa monture.

Après, en fonction de son ordre de passage, on peut enfin prendre le volant de sa monture, mais le hasard fait que je commence d’emblée par la RS3 LMS. D’un côté, c’est génial pour se jeter dans le bain, mais l’idéal aurait été de commencer « petit », avec la RS3 de route, puis de monter le curseur crescendo. Forcément, après avoir goûté aux plaisirs d’une vraie voiture de course, tout le reste vous semble un peu fade, y compris une R8 V10, qui n’a pourtant rien d’une voiture sage et reposante lorsque l’on peut l’exploiter à fond sur un circuit, loin de tout radar inquisiteur. Mais rouler à fond ne veut pas dire faire n’importe quoi, et on n’est pas lâché comme ça dans la nature… Pour chaque cession de 3 tours (dont un dernier effectué à allure modérée pour faire refroidir les freins), un pilote Oreca monte systématiquement en passager avec nous. Pour nous surveiller bien sûr, et rattraper une éventuelle grosse erreur, mais d’abord pour donner de bons conseils afin d’affiner notre pilotage. Et croyez-moi, en moins d’un tour ils savent à qui ils ont affaire, et vous laissent exploiter vraiment à fond la voiture s’ils voient que vous maîtrisez votre sujet. Forcément, l’enjeu étant d’en profiter au maximum, chaque élève est vraiment attentif aux conseils prodigués.

Des élèves qui ont en commun la passion des belles automobiles, et des Audi sportives en particulier (voir encadrés), mais qui présentent des profils pourtant bien différents. Mais tous sont conquis par leur journée « Audi Track Day », le coût d’un engagement restant de surcroît minime pour eux, puisque de l’ordre de seulement 150 € pour la journée, une somme bien symbolique, le concessionnaire invitant son client prenant tout le reste à sa charge. En milieu d’après-midi, tout le monde a tourné sur chaque voiture, et il est l’heure de se quitter. Les participants se saluent une dernière fois sur le parking situé à l’arrière des paddocks, « curieusement » généreusement garni d’Audi S et RS. Certains garderont leur monture et d’autres, enchantés d’avoir pu découvrir dans des conditions idéales un modèle jusqu’alors inconnu, iront pousser la porte de leur concessionnaire dès le lendemain pour signer un bon de commande. Et oui, au final, une telle journée peut finalement vous revenir cher. Très cher…

ENCADRES

Le sens de la trajectoire

Adrien Theoux, originaire de Tarbes, est un ambassadeur Audi qui est presque venu en voisin sur ces Audi Tracks Days de Nogaro. Et en tant que champion de ski (6 participations aux JO depuis 2007 !), Adrien est un adepte des grandes vitesses et des trajectoires, au point d’avoir remporté avec son équipe les Audi Endurance Experience organisées sur 24 H en Castellet, en 2012. « On a même pu piloter de nuit, c’était génial ! ». Aujourd’hui, Adrien roule en A4 Avant 2.0 TDI, une très bonne auto mais qui manque de pêche selon lui. Tout le contraire de l’e-tron GT RS, le coupé-berline électrique qu’il vient juste de découvrir pendant cette journée. « J’avais des a priori, mais elle est vraiment étonnante, en offrant un super comportement malgré son poids ». Mais Adrien préfère certaines valeurs sûres dotées d’un bon vieux thermique, comme une… RS6 ! « C’est un monstre ! Tu la démarres  et tu as la banane pour le reste de la journée ! Mais un TT RS me plairait bien aussi ». Pour débouler tout schuss sur l’autoroute ?

Toute première fois

Pour Vincent Moreau, chef d’entreprise qui enchaîne depuis plus de 6 ans les A4, cette journée a été pour lui une grande première. « C’est la première fois que je participe à un tel événement, et je dois dire que c’est très qualitatif, à l’image de la marque. Et cela me permet de tester et de comparer les thermiques, mais également les électriques, dans un super cadre, avec une équipe vraiment pro. C’est aussi la première fois que je teste une e-tron, et j’ai adoré cette auto. Mon rêve serait une Audi qui sait tout faire, comme la RS6, mais si possible sans polluer, et sans TVS ! ». On peut toujours rêver…

5 cylindres ou rien !

Stéphane Genottin, en formation professionnelle, est un habitué des Audi Tracks Days, puisque c’est la troisième fois qu’il a la chance d’y participer. Il faut dire qu’il est un fidèle de la marque depuis longtemps, lui qui a débuté à l’époque avec une berline 80 dotée du 5 cylindres 2.3 litres. « J’ai sympathisé avec mon concessionnaire, qui me faisait tout essayer régulièrement. Et si j’ai souvent changé d’Audi, je suis resté souvent fidèle au 5 cylindres, y compris lorsque j’ai acheté la première A6 ». Désormais, son A6 plus récente compte un cylindre de plus, une BiTDI qui totalise 190 000 km, parfaite pour tracter son plateau sur lequel il transporte sa voiture de course, une Mazda MX-5 ProCup. « Même si je dois dire que j’ai été bluffé par l’e-tron GT RS, je vais rester sur une Audi thermique. Le circuit est parfait pour tester sereinement une auto, et je dois dire que j’ai adoré la nouvelle RS3, qui possède le 5 cylindres, sans doute le meilleur moteur Audi. Ce sera sans doute ma prochaine voiture ! ».

Pas rangé des voitures

Bernard Joly est un retraité du genre actif, qui aime les Audi sportives. « Je suis client de la marque depuis 1991. Je trouve Audi plus classe que BMW ou Mercedes. J’ai eu dernièrement une S3 Sportback, que j’ai changé au profit d’un RS Q3 de dernière génération, qui est pour moi la voiture idéale. Je compte bien la garder et reste assez méfiant vis-à-vis des modèles électriques, qui n’offrent pas une autonomie suffisante, sans parler d’un réseau de charge rapide pas encore assez développé. Je participe régulièrement à ce type d’opérations, au Castellet ou à Mortefontaine. A chaque fois, elles sont toujours très bien organisées. Audi est vraiment une bonne marque, le SAV est assez efficace, mais l’accueil dans les concessions pourrait être mieux ».

Piquousé Audi

On peut dire que Mikaël Etienney est piquousé Audi, puisque sa première voiture acquise dès ses 18 ans a été une A3 TDI ! Et il en a eu des Audi, Mikaël ! « Je change tous les un an et demi en moyenne. Actuellement, j’ai un RQ3 Sportback, après avoir possédé deux RS3 Sportback et même une RS3 berline. Je voulais changer de ligne, tout en restant sur le 5 cylindres Audi, qui est magique. Mais mon coup de cœur a été pour une S5 V6 Sportback, une auto qui avait tout pour elle ! Je suis gérant d’un établissement hôtelier, je travaille 6 jours sur 7, et pour moi, l’automobile doit rester un plaisir, pour mes rares week-ends. Et j’adore participer aux événements Audi Driving Experience. J’ai dû en faire une quinzaine ! C’est toujours bien organisé, et cela me fait aimer davantage la marque ! ». Au point de viser bientôt le Graal, une R8 V10, son rêve absolu !

Mille mercis à Sabrina Nicolas d’Audi France et à Cécile, responsable d’Audi Driving Expérience pour leur aide.

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