Audi A6 e-tron Avant : On se fait un break ?

Avec peut-être Volvo, Audi est devenu l’un des plus grands spécialistes du break. Mais au gros modèle familial, la marque aux anneaux a toujours préféré les silhouettes plus sportives. Ce sera aussi le cas demain, lorsqu’Audi carburera aux watts électriques. La preuve avec cette future A6 e-tron Avant…

Par Jack Seller, photos DR

En bref
Prototype de futur break A6
Modèle e-tron, 100% électrique
Commercialisation prévue vers 2024
Puissance : 476 ch – 800 Nm

C’est malheureusement acté : en 2026, Audi produira son dernier modèle thermique, pour basculer vers le 100% électrique. Et le constructeur aux Anneaux compte bien devenir un acteur majeur de ce nouveau marché en plein boom, quitte à se fâcher avec les indécrottables ‘’petrolheads’’ comme nous ! Pour y parvenir, Audi se sert de la puissance du groupe Volkswagen, et fait fonctionner à plein certaines synergies. Et en tant que premium, c’est surtout avec Porsche qu’Audi va s’associer, notamment pour développer la nouvelle plateforme PPE (Plateforme Premium Electrique) commune avec le prochain Taycan. Une plateforme inédite qui sera aussi partagée avec Bentley et même Lamborghini où la future A6 e-tron, que nous vous avons déjà présentée à l’occasion du salon de Shanghai 2021 en version berline, va visiblement prendre ses aises. La preuve par l’image, puisqu’elle va se dédoubler désormais en une très prévisible variante break Avant.

Côté dimensions, il fait aussi bien, en s’étirant sur 4m96 de long (dont 2m95 d’empattement), mais aux capacités d’emport, il préfère soigner d’abord sa ligne, en restant bas et large comme une sportive (respectivement 1m44 de haut pour 1m96 de largeur), soit des dimensions qui placent ce break entre l’actuelle A6 et une plus élitiste A7 Sportback. Et cette sportivité est renforcée dans la mesure où l’auto repose sur d’énorme jantes de 22 pouces, dignes d’un Q8 ! Sans surprise, ce break reprend la face avant de la berline, flanquée d’une large calandre Singleframe, encadrée par de fins phares matriciels, donnant un regard perçant et acéré à la voiture. Et à l’instar des modèles e-tron, on retrouve un fin bandeau reliant les feux arrière.

Audi, très à la pointe dans l’éclairage high-tech, précise d’ailleurs que la signature lumineuse sera paramétrable selon les envies de son propriétaire, mais pour d’obscures raisons législatives, il est peu probable que les logos rétroéclairés soient autorisés chez nous. En fait, seules les entrées d’air latérales, cerclées ici d’aluminium, diffèrent légèrement par rapport à la berline. Outre l’entrée d’air des boucliers latéraux modifiés, on remarque également un diffuseur arrière très imposant, permettant un meilleur appui et une réduction des turbulences grâce à une canalisation de l’air. Et on retrouve ces touches d’aluminium sur l’encadrement supérieur des fenêtres jusqu’au nouveau becquet de toit, sans oublier l’imposant diffuseur d’air. Très dynamique d’aspect, ce break sportif devrait l’être aussi à conduire.

Le break qui déménage !

Sportif, oui, le mot est lâché ! En effet, sous le capot prennent place deux moteurs assurant la transmission intégrale quattro. Ils délivrent de concert jusqu’à 476 ch et 800 Nm, permettant une accélération de 0 à 100 km/h en moins de 4 secondes et une vitesse de pointe allant jusqu’à 250 km/h. Au total, la voiture permet une autonomie de 700 km, une valeur probablement très optimiste, obtenue à vitesse réduite en descente, vent dans le dos et rétros rabattus ! Plus sérieusement, on peut tabler sur un rayon d’action proche des 450 à 500 km dans la vraie vie, ce qui représenterait déjà une avancée technique significative. Audi annonce en tout cas qu’il sera possible de faire une recharge maximale de 270 kW pour 300 km d’autonomie en à peine 10 minutes ! Mieux, s’ajoute à cela un système embarqué de 22 kW pour la charge en courant alternatif. Et entre les essieux, on retrouve des accumulateurs de grande capacité, de l’ordre de 100 kWh.

L’enjeu étant désormais le temps passé à la borne plutôt que la taille des batteries, la performance est intéressante mais toujours théorique (et dépendante de la situation du réseau, de sa sollicitation…). Même constat pour l’autonomie réelle, annoncée à 700 km en cycle mixte, mais fatalement moindre en vidant entièrement sa charge sur autoroute. Bien que l’aérodynamique, principale contrainte énergétique des électriques, soit ici particulièrement soignée (0,23 de Cx). Mais bien que réaliste à 95%, cette A6 d’un futur que l’on nous promet comme proche, conserve encore de nombreux secrets, à commencer par son intérieur. Sur ce point, on peut être d’ores et déjà rassuré, Audi sait faire, et pas seulement au chapitre « finition » ! Annoncée pour 2024, soit quelques mois après la berline, cette A6 e-tron Avant devrait par ailleurs cohabiter quelques années encore avec le bon vieux modèle thermique, promis à un renouvellement. Et il paraît acquis qu’Audi déclinera cette A6 e-tron en plusieurs versions. Outre une variante d’entrée de gamme dotée d’un seul moteur, il y aura aussi vraisemblablement un sulfureux dérivé RS. On valide, mais pas sûr que ce dernier parvienne à nous faire oublier les vocalises du modèle actuel, irrésistible avec son V8 4.0 guttural de 600 ch. Et oui, même prometteuse, cette prochaine A6 à piles peinera à nous faire oublier les parfums d’octane de l’ancien monde…

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