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Audi A1 : Quality Street

La première A1, véritable concentré des valeurs Audi, fut un beau succès commercial sur le segment des citadines premium. Cette seconde mouture, encore plus haut de gamme, devrait enfoncer le clou. Bienvenue à « quality street » !

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L’A1 fait peau neuve, et cela se voit ! Disponible exclusivement en carrosserie Sportback, la nouvelle A1 est plus imposante, plus statutaire… et plus agressive !

En bref
Seconde génération d’A1
Commercialisation prévue à l’automne
Pas de moteur diesel au lancement
Carrosserie : Sportback imposée
Moteurs : TFSI de 95 à 200 ch

A Avus, on a un rapport un peu particulier avec l’A1. Sans doute parce que, voilà 9 ans déjà, elle faisait la « une » du premier numéro de votre magazine favori ! Enfin, et surtout, parce que cette citadine est, objectivement, une auto vraiment sympa à conduire, notamment dans ses dérivés sportifs. On a vraiment aimé la rare variante « quattro » produite à 333 exemplaires pour le monde (déjà un vrai collector !), et carrément adoré la S1 quattro de « grande série », au point de lui décerner notre « coup de cœur » parmi nos 10 Audi préférées (voir le dossier d’Avus n°45) ! Autant dire que nous attendions de pied ferme cette seconde génération, repensée de fond en comble. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ça valait la peine d’attendre ! Désormais produite dans l’usine Seat de Martorell (et non plus sur le site de Forest, près de Bruxelles, qui va assembler l’e-tron quattro), la nouvelle A1 s’inscrit clairement dans la continuité de la première mouture, même si on note, au premier coup d’œil, que tout a été redessiné. En étant basée sur la plateforme MQB-AO (comme les dernières Seat Ibiza et Volkswagen Polo), l’A1 gagne du coup quelques précieux centimètres, au point de désormais légèrement dépasser les 4 m de long (4m03).

L’essentielle de cette croissance a été portée sur l’empattement, ce qui profite directement à l’habitabilité, en nette hausse aux places arrière, ce qui n’est pas un luxe. Et il ne faudra plus se contorsionner pour y accéder car, par choix économique, seule la version Sportback (5 portes) sera disponible. Dommage pour les épicuriens, amateurs de look plus dynamique, mais les 3 portes n’ont plus la cote et cette tendance devrait se confirmer à l’avenir sur d’autres modèles, comme la future A3. L’autre point faible de la première A1 était la faible capacité de son coffre et, sur ce point, les progrès sont, là encore, tangibles. Le hayon n’est plus autoclave, en mordant sur les côtés, mais de forme plus carrée, en scindant en deux les feux arrière, d’un style qui fait très… BMW avec leur inédite forme de crosse. Heureusement que la signature lumineuse permet de s’en distinguer ! En décalant au maximum les amortisseurs sur les côtés, le coffre présente des formes plus régulières, et gagne carrément 65 litres, au point d’offrir désormais une capacité de 335 litres, soit presque un record pour la catégorie ! Ces formes anguleuses ont des vertus au niveau des cotes d’habitabilité, mais elles savent aussi flatter la rétine… et même évoquer de vieux souvenirs.

L’A1 va être lancée à l’automne prochain, mais quitte à décevoir les gros rouleurs et les entreprises, elle prend le risque de se passer de moteur diesel… du moins dans un premier temps.

Retour vers le futur

Marc Lichte, actuellement responsable du design, veut absolument évoquer le passé de quelques modèles prestigieux à travers ses nouvelles réalisations. A première vue, la petite A1 interpelle avec sa ligne globalement plus vive et acérée, comportant de nombreux angles saillants, présents jusque dans les boucliers, au point de faire passer cette A1 présentée en livrée S line pour une méchante version RS. La calandre singleframe est bien plus marquée, et les phares, toujours à LED, plus perçants et menaçants qu’auparavant. Et si le toit de couleur dissociée, très utile pour dynamiser la ligne et personnaliser la voiture, reste au programme, l’A1 perd en revanche ses arches. A la place, elle gagne une custode couleur carrosserie présentant un montant épais et incliné, qui n’est pas sans rappeler la mythique Ur quattro. Et pour rester dans la nostalgie, la face avant arbore trois petites prises d’air horizontales intégrées entre le capot et la calandre, un clin d’œil adressé cette fois à la bestiale Sport quattro, ce qui est plus surprenant sur une citadine ! L’intérieur joue également avec les mêmes codes, en présentant des poignées de porte très « stylées », et une planche de bord repensée de fond en comble. La qualité chère à Audi est visiblement restée un leitmotiv, signe que la petite A1 a bien « tout d’une grande » ! Et cela se confirme aussi en détaillant la longue liste des équipements, même si la plupart seront, comme d’habitude, réservés aux finitions hautes ou disponibles en supplément.

Ne boudons pas notre plaisir, car pour qui en a les moyens, l’A1 a le mérite de proposer des équipements souvent inédits dans la catégorie, comme la suspension pilotée ou le sélecteur des modes de conduite (Audi drive select). Mais de nouveaux dispositifs font leur entrée, comme le régulateur de vitesse adaptatif, ou le fameux cockpit virtuel, permettant de paramétrer à sa guise l’affichage des compteurs. La planche de bord, d’un style très horizontal et légèrement orientée vers le conducteur, pourra gagner un écran tactile de 10 pouces, ce qui est un autre record sur le segment. Mais si ce dernier n’offre pas (encore) de retour haptique, ce raffinement étant réservé aux hauts de gamme A6, A7 et A8, il y aura en revanche la fonction Apple Car Play, ce qui est inédit chez la marque aux Anneaux. Pour personnaliser l’habitacle, Audi propose des inserts colorés assortis à la teinte de la carrosserie pouvant venir cercler les aérateurs, l’intérieur des poignées de porte ou encore la base de la console centrale. Voilà qui permet de rompre avec le côté trop austère propre aux Audi. Le constructeur ose même quelques originalités, comme l’introduction, en option, de belles jantes exclusives de couleur bronze !

Régime sans-plomb

Sous le capot, la nouvelle Audi A1 a fait le choix de se passer de diesel… du moins à ses débuts. Du coup, au lancement prévu cet automne prochain, l’A1 débutera sa carrière en proposant un frugal 3 cylindres 1.0 TFSI couplé à une classique boîte mécanique à 6 rapports. Ce bloc sera décliné en deux niveaux de puissance : 95 ch (25 TFSI) et 115 ch (30 TFSI), qui devrait représenter un excellent compromis. Un plus conventionnel 4 cylindres 1.5 TFSI de 150 ch (35 TFSI), déjà monté sur la Seat Ibiza FR, viendra en renfort, tandis qu’un puissant dérivé 40 TFSI de 200 ch, déjà présent sur la Polo GTI, fera figure de version sportive, ces derniers blocs pouvant par ailleurs recevoir la monte de la douce et réactive boîte S-tronic à 7 rapports.

En revanche, en dépit de cette puissance déjà respectable, la nouvelle A1 fait curieusement l’impasse sur la transmission intégrale quattro. Un choix purement technique, cette plateforme ne permettant l’intégration d’un tel dispositif. Pourtant, Audi n’en fait pas mystère, il y aura bien une S1 Sportback, animée par un bloc approchant les 250 ch. Et d’après nos sources, une inédite variante taillée pour affronter la jungle urbaine, à la sauce « allroad » (mais dotée d’un nom différent), viendra compléter la gamme, histoire de ne pas laisser la Mini Countryman seule sur le créneau. Pour que la nouvelle A1 livre ses derniers secrets, dont ses tarifs (fixés probablement à partir de 21 000 € environ), il faudra patienter jusqu’en octobre prochain, pour la découvrir intégralement au prochain Mondial de Paris… et accessoirement attendre notre premier essai, prévu pour la rentrée en septembre.


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