Audi Q5 Sportback, Sur la piste de BMW et Mercedes…

Audi a mis du temps à proposer des déclinaisons « coupés » de ses SUV, mais face au succès rencontré par ses concurrents, le constructeur ne pouvait rester plus longtemps en retrait de cette niche. D’où le lancement attendu de cet inédit Q5 Sportback…

En bref
Première version Sportback du Q5
Disponible seulement avec les plus gros moteurs et finitions hautes
Quand ? Commercialisation prévue vers la fin du 1er trimestre
Combien ? Dès 58 300 € (40 TDI, Design)

« Ce que client veut, client aura… ». Ainsi vont tous les marchés du monde, qui répondent chacun à une offre, et à une demande. Et quand la demande se fait plus pressante pour un certain type de produit, charge aux professionnels d’alimenter le marché pour y répondre. C’est ce qui se passe en ce moment pour la déferlante des SUV, qui vont pourtant complètement à contre-courant de la logique « écolo » même. Pourquoi ? Parce que ces engins ne peuvent hélas remporter la bataille engagée contre la chasse au moindre gramme de CO2. Logique, car ils sont par nature plus hauts (et même un peu plus lourds), et donc moins bien profilés (et logiquement un peu plus énergivores), que des berlines traditionnelles. Car s’il est bien légitime de vouloir acheter un véhicule tout-chemin surélevé lorsque l’on vit dans des régions reculées soumises à des conditions hivernales difficiles, ceci reste plus discutable lorsque l’on se cantonne exclusivement au macadam des villes et des autoroutes. Mais outre un « effet de mode » qui joue en leur faveur, le souci est que le client n’a plus forcément le choix. En effet ces SUV, plus rentables pour les constructeurs que les classiques berlines dont ils découlent techniquement, se sont progressivement souvent subtilisés à certaines citadines, et surtout aux grands monospaces qui faisaient jadis le bonheur des familles nombreuses.

Et ce marché étant devenu tellement important, que quelques constructeurs tentent de se démarquer en essayant des formules parfois originales. Voire improbables et illogiques. Mais là encore, les marques ne font que répondre à une demande forte… Ainsi, aussi étonnant que cela puisse paraître, certains veulent acheter un SUV… mais coupé, un type de carrosserie d’abord porté sur le look, qui réduit considérablement les aspects pratiques. Une contradiction portée d’abord par BMW (X4, X6…), puis par Mercedes (GLC et GLE Coupés), qui ne pouvait échapper plus longtemps à Audi. Ainsi, après avoir introduit pour la première fois, l’an passé, une variante Sportback sur son nouveau Q3 de seconde génération (et sur son SUV électrique « e-tron » quattro), Audi fait exactement de même cette année sur son Q5, qui vient tout juste d’être restylé (voir notre premier contact dans Avus n°59). Un jeu de « poupées russes » qui pourrait bien – à la longue – lasser le client. Mais aujourd’hui celui-ci veut du Sportback, donc il aura du Sportback !

Le Q5 Sportback, plus athlétique sur la forme, se réserve naturellement les plus gros moteurs… ce qui se ressent sur la facture finale !

Money back

Forcément, ce Q5 Sportback se distingue de son frère « normal » au niveau de sa silhouette davantage profilée vers l’arrière, dotée d’un toit en pente douce. On ne se prononcera pas sur ce look singulier, en laissant chacun juge du résultat. Ce qui est sûr, c’est que pour justifier un surcoût non négligeable d’environ 4000 € par rapport au Q5 normal, ce dérivé Sportback se réserve quelques spécificités, comme des modernes et « design » feux arrière OLED (avec 3 signatures, au choix, à la commande), mais aussi les plus gros moteurs et les finitions les plus fournies. Un positionnement plus haut de gamme astucieux permettant de justifier des prix majorés… et de meilleures marges ! Exit donc le 35 TDI de 163 ch « du peuple » proposé de surcroît dans une finition de base « Q5 ». Cette version Sportback plus élitiste attaque directement avec le 40 TDI de 204 ch (avec boîte S-tronic, une micro-hybridation et le système quattro) en configuration « Design », ce qui fait grimper le premier prix à 58 300 €.

Un cran au-dessus, Audi propose à partir de 67 800 € une version 50 TDI de 286 ch (avec boîte Tiptronic à 8 rapports), mais aussi une 45 TFSI essence de 265 ch (de 60 500 à 69 400 €). Côté finitions, le Q5 Sportback optimise les dotations. Ainsi, la S Line a droit à un look plus sportif et l’Avus à un équipement plus cossu encore, comportant par exemple les sièges chauffants. Toutes deux bénéficient de feux Matrix LED, d’un tableau de bord numérique, d’un GPS et d’une caméra de recul notamment (les radars de stationnement restent en option). A noter que pour séduire les entreprises et les gestionnaires de flottes, un Q5 Sportback Business Executive est proposé pour les professionnels. Enfin, Audi a la bonne idée de reconduire la sportive variante SQ5, qui carbure toujours au gasoil, avec un fabuleux V6 3.0 TDI de 341 ch. Un dérivé vraiment haut de gamme, doté d’une finition spécifique, qui s’affiche minimum 82 300 € hors option… et malus.

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