Audi A1 30 TFSI

Jeune et jolie

La nouvelle A1 est jeune, très jeune même, puisqu’elle arrive tout juste en concession. Et elle est plutôt jolie, avec une ligne plus musclée et virile que par le passé. Et fréquentable avec ça, la nouvelle A1 proposant un habitacle plus spacieux, doté de technologies réservées à la catégorie supérieure…

Le style musclé et viril de la nouvelle A1 s’inspire ouvertement de la légendaire Sport quattro : ailes bombées, montants de custode épais et ouïes horizontales placées entre la calandre et le capot sont de rigueur !

En bref
Seconde génération d’Audi A1
Modèle inédit à 100%
Premier prix : 20 000 € (25 TFSI 90 ch)
Modèle essayé : 30 TFSI (3 cyl. 116 ch), à partir de 23 470 €

A Avus, on a toujours entretenu une relation un peu particulière avec l’A1, puisque c’est précisément son concept, très proche de la réalité, qui faisait notre « une » voilà presque… 10 ans ! Dix ans d’un succès qui ne s’est jamais démenti pour la citadine chic et choc d’Audi, puisque près de 900 000 exemplaires ont été vendu en Europe, dont près de 85 000 unités rien qu’en France ! Autant dire que cette petite Audi, qui figure continuellement dans le « top 3 » des meilleures ventes d’Audi France, revêt une importance capitale. Et plus encore depuis que l’Etat tire à boulets rouges, à coup de malus assassin, sur la moindre voiture dotée d’un gros moteur ! Message reçu cinq sur cinq par Audi qui lance en ce moment sa nouvelle A1,exclusivement avec de petits moteurs. Tous des blocs essence de surcroît, le diesel si décrié étant passé à la trappe sur cette seconde génération. Les gros rouleurs apprécieront !

Du coup, l’offre est restreinte à des blocs TFSI (turbo et injection directe d’essence), la gamme débutant avec un 3 cylindres 1.0 avec filtre à particules décliné en 25 TFSI (90 ch) et, comme sur la version ici à l’essai, en 30 TFSI (116 ch – 6CV). Pour muscler son jeu, des 4 cylindres plus puissants viendront en complément très rapidement (150 ch et 200 ch), mais il n’est pas question, hélas, de renouveler la volcanique S1 quattro. Une contrainte d’abord technique semble-t-il, imposée par la nouvelle plateforme MQB AO, déjà partagée avec la Volkswagen Polo et la dernière Seat Ibiza.

D’ailleurs, cette nouvelle A1, disponible désormais uniquement en simple traction avant et en carrosserie 5 portes (Sportback), n’est plus produite en Belgique, mais à Martorell, près de Barcelone… chez Seat !

L’intérieur accueil une planche de bord au style très travaillé, qui intègre d’office le cockpit virtuel et un écran tactile en complément. Les assemblages sont irréprochables, mais trop de plastiques rigides viennent ternir le tableau.

Habitabilité en hausse, qualité en baisse

En héritant de cette plateforme, la nouvelle A1 rectifie le tir en corrigeant les défauts majeurs de la première génération, à savoir une habitabilité restreinte aux places arrière et un coffre trop petit.

Un « miracle » rendu possible par une inflation en longueur de 5,6 cm, portant la longueur à 4m03. Mais les porte-à-faux étant plus réduits, l’empattement progresse à lui seul de 9 cm, ceci au bénéfice notamment de l’espace aux jambes à l’arrière et au volume du coffre, en nette hausse. En gagnant 65 litres, la soute affiche ainsi une capacité de 335 litres, soit un record pour la catégorie. Une jeune maman va désormais pouvoir y caser une poussette !

Ce petit 3 cylindres turbo de 116 ch offre probablement le meilleur compromis possible, en combinant souplesse, discrétion, bonnes relances et sobriété.

En étant plus basse de 7 mm, et surtout plus large de 36 mm, l’A1 paraît plus trapue que par le passé, et cela se voit au premier coup d’œil. Clairement, bien que toujours compacte, la citadine Audi se fait un peu moins « unisexe » que son prédécesseur, pour rouler davantage les mécaniques et devenir plus « masculine ». La face avant, plus volontaire, gagne notamment trois ouïes horizontales placées au-dessus de la calandre, façon Sport quattro des années 80, tandis que de nombreuses jantes sont disponibles, de 15 à 18 pouces pour renforcer sa sportivité. Ultra-personnalisable, l’A1 offre pas moins de 10 coloris de caisse différents, dont cet inédit « jaune python » de notre modèle d’essai, qui remplace le « jaune Vegas ». En complément, Audi propose de choisir un toit de couleur contrastée (450 €), donnant un aspect « aérien » au pavillon, ne semblant soutenu que par l’épais montant de custode couleur carrosserie.

En prenant place à bord, on a l’impression de passer du Minitel à l’internet à très haut débit. Là encore l’A1 joue à fond la carte de la personnalisation, en proposant des inserts optionnels assortis à la teinte de la carrosserie, ou encore 30 choix de coloris de LED. Mais ce qui saute d’abord aux yeux, outre un design qui s’est là encore tendu, est la numérisation des instruments de bord, comme dans une A8. Toutes les versions reçoivent un écran digital de 10,25 pouces de type « cockpit virtuel » combiné à un volant multifonctions pour accéder aux menus. En complément, l’A1 offre un second écran tactile (de 8,8 à 10,1 pouces selon version) intégré à la console centrale, ce dernier étant réservé à l’info-divertissement (GPS, radio…). A propos de musique, les mélomanes apprécieront de pouvoir choisir une hifi haut de gamme Bang &Olufsen de 560 watts et 11 haut-parleurs, un raffinement facturé 840 €. Les dernières aides à la conduite sont en revanche présentes de série, comme une alerte de franchissement de ligne (et de dépassement de la vitesse autorisée), ou encore le freinage d’urgence en ville. Des aides au stationnement sont disponibles, y compris une caméra de recul, à recommander chaudement tant la rétrovision est mauvaise.

Mauvaise également est la qualité perçue du mobilier de cette A1. C’est une surprise, Audi ayant toujours été, dans ce domaine, largement au-dessus de la mêlée. Si les assemblages sont irréprochables, et que le dessus de la planche de bord reçoit un beau plastique moussé, ce n’est plus le cas des contre-portes. Les plastiques rigides s’invitent en force dans toutes les parties basses, ce qui ne fait pas vraiment premium. D’ailleurs, ces économies mal placées se perçoivent de bien d’autres manières, comme en soulevant le capot par exemple, ce dernier devant désormais se contenter d’une simple tringle pour être maintenu ouvert, à la place de vérins.

Homogène… et sans gêne !

Avec un modeste 3 cylindres 1.0 litre sous le capot, on peut légitimement craindre le pire. En ville, l’A1 s’en tire admirablement bien, en étant visiblement à l’aise dans cet environnement. Son gabarit compact aide à se faufiler, tout comme la direction, précise et directe. Le moteur, très doux et progressif, répond présent, tout le temps, dès les plus bas-régimes (200 Nm dès 2000 tr/mn), l’excellente boîte S-tronic à 7 rapports (1900 €) dégainant toujours, à bon escient, la bonne vitesse. Sur route, notre petite A1 conserve contre toute attente le même allant (0 à 100 km/h en 9,5 sec), son poids contenu à seulement 1180 kg n’étant certainement pas étranger à cela. Discret à l’oreille, le moteur parfaitement calibré donne satisfaction dans toutes les circonstances, et ne semble jamais à la peine. Si besoin, les reprises sont vives, assez pour doubler sereinement, et le très bon maintien de caisse, associé à l’efficacité globale du châssis, permet de rouler vite dans les virages.

Avec un certain plaisir même, l’A1 se montrant agile, dynamique et équilibrée. Le tout en préservant un bon niveau de confort et ce, malgré la monte optionnelle généreuse de 17 pouces de notre modèle d’essai, livré de surcroît en finition S line, avec un châssis sport abaissé de 10 mm. Très homogène à l’usage, cette A1 se permet de toiser, sans aucune gêne,ses rares rivales directes (VW Polo, Mini 5 portes…), mais également des autos de la catégorie supérieure, en combinant agrément de conduite, hautes technologies et bonne habitabilité. D’ailleurs, l’A1 30 TFSI les toise également au niveau des prix (de 23  470 à 28 570 € hors option), des tarifs encore plus élevés que jadis…

L’avis d’Avus

Avec cette nouvelle citadine, Audi est passé très près du carton plein, tant elle a progressé sensiblement là où il le fallait. L’habitabilité et le coffre sont enfin satisfaisants, et la technologie embarquée est non seulement à jour, mais carrément en avance sur la concurrence, en proposant des équipements réservés habituellement à des modèles de la catégorie supérieure. Quant à ce moteur, à la fois souple et vif, il ne paraît jamais sous-dimensionné, et permet de profiter d’un châssis agile et sûr. Les seules fausses notes se limitent à des prix encore plus élevés, dignes de berlines compactes, et à une qualité perçue en net retrait, à cause du recours trop massif à des matériaux peu valorisants, indigne d’une Audi vendue à ce prix.

Caractéristiques techniques Audi A1 30 TFSI

  • Moteur : 3cyl. turbo et injection directe d’essence (TFSI), 999 cm3
  • Puissance : (ch à tr/mn) 116à 5000
  • Couple : (Nm à tr/mn) 200de2000 à 3500
  • Transmission : aux roues avant
  • Boîte : bvm 6ou S tronic 7
  • L x l x h : (en m) 4,03 x 1,74 x 1,41
  • Pneumatiques : 215/45 R 17 (AV et AR)
  • Poids à vide (kg) : 1180
  • Volume du coffre (dm3) : 335
  • 0 à 100 km/h (sec) : 9,5
  • Vitesse maxi (km/h) : 203

On aime

  • Style musclé et séduisant
  • Habitabilité en nette hausse
  • Dotation high-tech
  • Ensemble moteur-boite
  • Qualités dynamiques

On aime moins

  • Matériaux peu valorisants
  • Visibilité de ¾ AR
  • Prix salés

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